Formulaire 2040-TIC-ATT-E (Cerfa 16196) : remplir l'attestation d'accise sur l'électricité, cadre par cadre

L'attestation 2040-TIC-ATT-E-SD est le document qui fait baisser l'accise sur l'électricité de votre facture, à condition d'être remplie au bon code et à la bonne maille. Voici chaque cadre du formulaire, la règle du 10 du mois, les six erreurs qui coûtent cher et ce qu'il faut faire du passé.

Mis à jour le 3 septembre 2026 · Réglementation en vigueur vérifiée (loi de finances 2026, arrêté du 8 juin 2026)

L'essentiel en bref

  • Le 2040-TIC-ATT-E-SD (Cerfa 16196*04, millésime 2026) autorise votre fournisseur à vous facturer l'électricité en exemption, en exonération ou à tarif réduit d'accise. Sans lui, c'est le tarif normal : 26,35 €/MWh pour la catégorie « entreprises et assimilés » (arrêté du 8 juin 2026, en vigueur du 1er août 2026 au 31 janvier 2027).
  • Il s'envoie au fournisseur, jamais à la DGFiP ni à la douane.
  • Il se remplit à la maille du compteur (RAE ou PRM), avec un pourcentage de quantités éligibles arrondi à l'entier, la somme ne pouvant excéder 100 %.
  • Reçu au plus tard le 10 du mois, il s'applique dès ce mois ; reçu après, le mois suivant.
  • Il ne rattrape rien : le trop-payé antérieur se récupère par réclamation, au plus tard le 31 décembre 2026 pour l'accise payée en 2024.

À quoi sert l'attestation, et ce qui se passe sans elle

Le 2040-TIC-ATT-E-SD est le document par lequel vous informez votre fournisseur qu'une partie au moins de votre consommation ne doit pas être taxée au tarif normal. Depuis l'ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021, qui a créé le code des impositions sur les biens et services (CIBS), on ne dit plus TICFE ni CSPE mais accise sur l'électricité. Le circuit de collecte, lui, n'a pas bougé : le fournisseur est redevable, il porte l'accise sur votre facture, et il ignore votre valeur ajoutée comme vos procédés. Faute de pièce contraire, il facture le tarif normal, 26,35 €/MWh au-delà de 36 kVA et 30,62 €/MWh en deçà (arrêté du 8 juin 2026). Le barème complet figure dans notre guide sur l'accise sur l'électricité.

Ne confondez pas le droit et son application. Le droit au tarif réduit vient de la loi, articles L. 312-65 et suivants du CIBS ; l'obligation d'attestation, elle, n'est que réglementaire. Une attestation manquante ne vous prive donc pas de votre droit, seulement de son effet immédiat sur la facture. Le passé se rattrape par une autre voie, décrite plus bas.

Qui la dépose, qui la signe

C'est le consommateur final, l'entreprise titulaire du contrat de fourniture, qui dépose l'attestation. Une par contrat : deux fournisseurs, deux attestations. Elle est signée par le représentant légal ou par une personne disposant d'une délégation écrite, avec nom, qualité, lieu et date. Ce n'est pas une formalité : sur la foi de ce document, un tiers cesse de collecter une imposition, et en cas de rappel l'administration dispose de trois ans (article L. 176 du livre des procédures fiscales, par renvoi de l'article L. 180-1 du CIBS).

Reste le périmètre, qui commande l'identité à porter sur le formulaire : l'article L. 312-46 vous laisse le choix entre l'entreprise entière (SIREN) et une subdivision constituant une exploitation indépendante (SIRET). Le rescrit BOI-RES-EAT-000131 interdit en revanche d'isoler artificiellement une seule installation pour améliorer un ratio. La méthode de calcul est détaillée dans notre guide électro-intensif.

Le formulaire, cadre par cadre

Identification du bénéficiaire

Dénomination, adresse, SIREN ou SIRET selon le périmètre retenu, et les codes NAF de l'activité réellement exercée. Ce n'est pas une redondance administrative : pour le rescrit BOI-RES-EAT-000131, l'attribution par l'INSEE d'un code d'activité principale « ne saurait suffire à créer des droits ou des obligations ». Une entreprise dont le code APE n'est pas listé peut bénéficier du tarif réduit si elle exerce effectivement l'activité, et l'inverse est vrai. Pour les tarifs réduits d'électro-intensité, l'article L. 312-71 pose une condition cumulative : l'activité principale doit relever des sections B, C, D ou E de la nomenclature (industries extractives, industrie manufacturière, énergie, eau et déchets).

Fournisseur et points de livraison

Le fournisseur destinataire, le contrat concerné, et pour chaque point de livraison sa référence d'acheminement (RAE) ou son point de référence mesure (PRM). C'est la maille imposée : on n'atteste pas « pour l'entreprise », on atteste compteur par compteur. Un multi-sites dépose donc autant de lignes que de points de livraison.

Les usages exemptés ou exonérés, codes E01 à E03

Le premier bloc de cases vise les consommations hors du champ de la taxation ou exonérées : ce sont les premiers codes de la nomenclature du formulaire, série E01 à E03. Fiez-vous à l'article du CIBS visé en regard plutôt qu'au seul intitulé. Relèvent de cette logique de tarif nul la production de produits énergétiques (L. 312-31), la production d'électricité et le stockage stationnaire par batteries (L. 312-32, rescrit BOI-RES-EAT-000164), les pertes de transport et de distribution (L. 312-13) et l'autoconsommation collective d'origine renouvelable de moins de 1 MW (L. 312-79 et L. 312-87). Trois régimes de tarif nul s'appliquent en outre sans aucune condition d'intensité :

Les deux premiers valent aussi pour le gaz, traité dans notre guide sur l'accise sur les gaz naturels.

Les usages à tarif réduit : E23, E24, E25, E30

Le second bloc est celui de l'électro-intensité (article L. 312-65).

CodeSituationSeuilTarif (€/MWh)
E23Activité grande consommatrice d'électricité0,5 %5,50
E24Activité électro-sensible2,25 %3,00
E25Activité électro-intensive6,75 %0,50
E30Exposée à la concurrence internationale (arrêté du 18 décembre 2025)0,5 %0,50

Le plancher de 0,50 €/MWh est le minimum communautaire de la directive 2003/96/CE pour l'usage professionnel. L'intensité en valeur ajoutée s'obtient en multipliant la consommation annuelle en MWh par le tarif de référence de 22,50 €/MWh, puis en divisant par le chiffre d'affaires soumis à TVA diminué des achats soumis à TVA (articles L. 312-44 et L. 312-44-1). Ce tarif de référence est figé du 1er août 2025 au 1er janvier 2030. Règle mentale : le seuil de 0,5 % est franchi dès 1 MWh consommé pour 4 500 euros de valeur ajoutée. Repère de millésime : la catégorie hyper électro-intensive et son seuil de 13,5 % ont été supprimés au 1er janvier 2026, l'article L. 312-73 étant abrogé.

Le pourcentage, compteur par compteur

Chaque ligne porte un pourcentage de quantités éligibles, arrondi à l'entier, la somme ne pouvant excéder 100 %. C'est le cadre le plus mal rempli du formulaire. Un compteur unique alimentant un atelier et un magasin n'est pas un obstacle : la ventilation au prorata est le régime de droit commun, pas une tolérance. Le sous-comptage n'est pas exigé par les textes, mais c'est le seul mode de preuve robuste d'une clé de répartition. Documentez-la avant de signer.

Date, signature, exemplaire conservé

Datez, signez, gardez un exemplaire en comptabilité : c'est la première pièce demandée en contrôle, et les justificatifs se conservent au moins quatre ans. Le Cerfa 16196 rappelle aussi que ces dispositifs sont des aides d'État soumises à une obligation de transparence (article 9 du règlement UE n° 651/2014), les informations sur les bénéficiaires étant publiées sur un site de la Commission.

Où l'envoyer, et la règle du 10 du mois

L'attestation part au fournisseur, celui qui émet la facture. Pas à la DGFiP, pourtant compétente depuis le 1er janvier 2022 ; pas à la douane, qui n'intervient plus que pour les faits générateurs antérieurs. L'article 30 du décret n° 2021-1914 du 30 décembre 2021 fixe le calendrier : envoi avant le commencement des opérations de fourniture et, pour un contrat en cours, effet dès le mois de réception si celle-ci intervient au plus tard le 10. Reçue le 11 ou après, elle ne joue qu'au mois suivant. C'est la réception qui compte, ni la signature ni l'envoi.

Réception par le fournisseurPremier mois au tarif réduit
4 novembre 2026Novembre 2026
10 novembre 2026Novembre 2026, dernier jour utile
11 novembre 2026Décembre 2026, un mois au tarif normal
29 décembre 2026Janvier 2027, un mois au tarif normal

Deux jours de retard sur un dossier éligible à 0,50 €/MWh laissent un mois entier facturé à 26,35 €/MWh. Conservez la preuve de la date de réception, comme l'explique notre guide sur l'envoi de l'attestation au fournisseur.

Durée de validité et information un mois avant

L'attestation vaut pendant toute la durée du contrat de fourniture, sans renouvellement annuel, sous réserve de l'échéance de 2027 traitée plus bas. En revanche, vous devez informer le fournisseur au minimum un mois avant tout changement ou toute fin d'éligibilité.

Le contrôle annuel du seuil se matérialise par l'état récapitulatif 2040-TIC-ERA-E-SD (Cerfa 16252), non transmis à l'administration mais établi, conservé et produit sur demande dans les sept mois suivant la clôture. La valeur ajoutée se détermine sur le 2040-TIC-VA-E-SD (Cerfa 16246).

Les six erreurs qui reviennent le plus souvent

ErreurCe qu'il faut faire
Cocher un code au jugéRattacher chaque ligne au bon article et au bon seuil avant de choisir E23, E24, E25 ou E30
Porter 100 % sur un compteur mixteDéclarer la seule part éligible et documenter la clé de répartition
Calculer l'intensité avec 26,35 €/MWhUtiliser le tarif de référence de 22,50 €/MWh au numérateur
Reprendre le code APE au lieu du NAF exercéDéclarer l'activité réellement exercée, le code INSEE ne créant aucun droit
Envoyer le formulaire à l'administrationL'adresser au fournisseur et garder la preuve de réception
Ne conserver aucun exemplaireUn exemplaire en comptabilité, justificatifs gardés au moins quatre ans

L'erreur du tarif de référence est la plus coûteuse : le rescrit BOI-RES-EAT-000147 confirme que le numérateur du ratio se calcule à 22,50 €/MWh, quel que soit le tarif en vigueur. Le pourcentage, lui, est le point le plus surveillé : l'exposé des motifs de l'amendement du Sénat n° I-2145 au projet de loi de finances 2025 évalue à environ 11 % la part des consommations à tarif réduit concernées par des pratiques abusives.

Votre entreprise est-elle concernée ?

Estimation anonyme, sans coordonnées. La réclamation porte sur deux ans : 2024 jusqu'au 31 décembre 2026, 2025 jusqu'au 31 décembre 2027. Rémunération uniquement au résultat.

Estimer mon trop-payé

Vous n'avez jamais déposé d'attestation : que faire du passé

L'attestation ne rétroagit pas. Les mois déjà facturés au tarif normal ne sont pas perdus pour autant : ils se récupèrent par la voie de la réclamation, la régularisation étant portée sur la déclaration 3310-TIC-SD (Cerfa 16251), déposée en annexe de la déclaration de TVA par téléprocédure obligatoire ; si le total est négatif, il se reporte en colonne (a), « crédit constaté ». Le détail figure dans notre guide de la déclaration 3310-TIC.

Deux ans, pas trois. Votre droit à réclamer expire le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle du paiement (article R. * 196-1 du livre des procédures fiscales). L'accise payée en 2024 se réclame donc jusqu'au 31 décembre 2026, celle payée en 2025 jusqu'au 31 décembre 2027 ; 2023 est prescrite. Beaucoup de pages annoncent trois ans : c'est faux. La confusion vient d'une asymétrie réelle, le droit de reprise de l'administration étant, lui, de trois ans.

Le fond est favorable : en 2023, 2024 et 2025, tous les tarifs réduits d'accise sur l'électricité étaient ramenés à 0,50 €/MWh quelle que soit la catégorie (table de codification DGFiP du 27 août 2025, rescrit BOI-RES-EAT-000191). Aucune gradation à reconstituer, franchir le seuil de 0,5 % suffit à récupérer l'écart intégral. Ordres de grandeur : environ 20,50 €/MWh sur 2024 pour un compteur de 36 kVA ou moins et environ 20,00 €/MWh au-delà, le bouclier tarifaire ayant été levé au 1er février ; environ 30,59 et 25,07 €/MWh sur 2025, année pleine. Le cumul de deux années dépasse le gain d'une année courante, comme l'explique notre guide sur le remboursement rétroactif.

Redépôt obligatoire pour les fournitures à compter du 1er janvier 2027

Toutes les attestations en cours deviennent caduques. Le rescrit BOI-RES-EAT-000265 du 1er avril 2026 tire les conséquences de l'article 71 de la loi de finances 2026, qui a modifié rétroactivement les conditions des articles L. 312-71 et L. 312-72 : l'attestation transmise au fournisseur devient caduque. Par mesure de tempérament, la nouvelle n'est exigée que pour les fournitures à compter du 1er janvier 2027. Tous les bénéficiaires actuels sont concernés, même ceux dont le dossier est parfaitement en règle.

Avec la règle du 10 du mois, cela impose un calendrier : pour une application dès janvier 2027, la nouvelle attestation doit être reçue au plus tard le 10 janvier 2027. La fenêtre raisonnable est novembre et décembre 2026, qui coïncide avec la date limite de réclamation sur 2024. Profitez-en pour corriger un point souvent périmé : depuis le 1er février 2026, l'article L. 312-24 ne connaît plus que deux catégories, « ménages et assimilés » jusqu'à 36 kVA de puissance souscrite et « entreprises et assimilés » au-delà. Les anciennes catégories PME de 36 à 250 kVA et haute puissance de plus de 250 kVA ont fusionné.

La marche à suivre, dans l'ordre

  1. Vérifiez l'éligibilité avant de remplir : intensité calculée au tarif de référence de 22,50 €/MWh, activité principale en sections B à E, ou procédé visé par les articles L. 312-66 et L. 312-67.
  2. Recensez vos points de livraison, une ligne par RAE ou PRM, et arrêtez le pourcentage éligible de chacun.
  3. Remplissez le Cerfa 16196*04 avec le bon code et les codes NAF réellement exercés.
  4. Transmettez au fournisseur avant le 10 du mois, avec preuve de réception et exemplaire conservé.
  5. Ouvrez en parallèle le volet rétroactif : l'accise payée en 2024 ne se réclame que jusqu'au 31 décembre 2026.
  6. Programmez le redépôt de 2027 en novembre ou décembre 2026.

Avant d'ouvrir le formulaire, notre simulateur vous dit si l'opération en vaut la peine : gratuit, anonyme, aucune coordonnée demandée. Vous y estimez ce qui peut relever d'un tarif réduit selon votre situation et ce qui pourrait être récupérable sur 2024 et 2025. Si vous déposez une demande, nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées, et notre rémunération est uniquement au succès, en pourcentage des sommes récupérées. Aucun changement de fournisseur n'est nécessaire. Site édité par Customs Toolbox (Alexandre Bertrand) en partenariat avec FLOW GLOBAL, société de Houda Zebar, consultante en douane et fiscalité.

Questions fréquentes

Où trouver le formulaire 2040-TIC-ATT-E ?

Il est publié par la DGFiP sous la référence 2040-TIC-ATT-E-SD, Cerfa 16196*04 pour le millésime 2026. Vérifiez le millésime avant de remplir : une version qui propose encore la catégorie hyper électro-intensive, supprimée au 1er janvier 2026, n'est plus la bonne. L'équivalent pour le gaz est le 2040-TIC-ATT-G-SD, Cerfa 16197.

Qui signe l'attestation 2040-TIC-ATT-E ?

Le représentant légal de l'entreprise consommatrice, ou une personne disposant d'une délégation de pouvoir écrite. La signature engage l'entreprise, puisque le fournisseur cesse sur cette base de collecter une part de l'accise. En cas de rappel, l'administration dispose d'un droit de reprise de trois ans.

Faut-il envoyer le 2040-TIC-ATT-E aux impôts ?

Non. Le formulaire s'adresse au fournisseur d'électricité, celui qui émet votre facture. La DGFiP est bien l'administration compétente depuis le 1er janvier 2022, mais l'attestation ne lui est pas transmise. Vous en conservez un exemplaire en comptabilité, à produire sur demande.

Quel code choisir : E23, E24, E25 ou E30 ?

Le code dépend de votre intensité énergétique et de votre activité. E23 vise l'activité grande consommatrice d'électricité au seuil de 0,5 % pour un tarif de 5,50 €/MWh, E24 l'activité électro-sensible au seuil de 2,25 % pour 3,00 €/MWh, E25 l'activité électro-intensive au seuil de 6,75 % pour 0,50 €/MWh, et E30 l'activité exposée à la concurrence internationale au seuil de 0,5 % pour 0,50 €/MWh.

Comment remplir le pourcentage quand un compteur alimente plusieurs usages ?

En déclarant la seule part éligible, arrondie à l'entier. La ventilation au prorata est le régime de droit commun et non une tolérance : un compteur qui alimente à la fois un atelier et un magasin n'est donc pas un obstacle. Le sous-comptage n'est pas exigé par les textes, mais c'est le seul mode de preuve vraiment robuste d'une clé de répartition.

À partir de quand le tarif réduit s'applique-t-il sur ma facture ?

Dès le mois de réception de l'attestation par le fournisseur, si celle-ci intervient au plus tard le 10 de ce mois. Reçue le 11 ou après, elle ne prend effet que le mois suivant (décret n° 2021-1914 du 30 décembre 2021, article 30). C'est la date de réception qui compte, ni celle de la signature ni celle de l'envoi.

L'attestation permet-elle de récupérer l'accise déjà payée ?

Non, elle ne produit effet que pour l'avenir. Le trop-payé antérieur se récupère par une réclamation, la régularisation étant portée sur la déclaration 3310-TIC déposée en annexe de la TVA. Le délai est de deux ans : l'accise payée en 2024 se réclame jusqu'au 31 décembre 2026, celle payée en 2025 jusqu'au 31 décembre 2027.

Faut-il refaire son attestation en 2027 ?

Oui, et cela concerne tous les bénéficiaires actuels. L'article 71 de la loi de finances 2026 ayant modifié rétroactivement les conditions des articles L. 312-71 et L. 312-72, l'attestation transmise au fournisseur devient caduque (rescrit BOI-RES-EAT-000265 du 1er avril 2026). La nouvelle est exigée pour les fournitures à compter du 1er janvier 2027, ce qui place la campagne de redépôt en novembre et décembre 2026.

Que risque-t-on si l'attestation est inexacte ?

Un rappel d'accise, l'administration disposant de trois ans pour l'exercer. Un refus fondé sur un motif purement formel n'est pas définitif pour autant : la Cour de justice de l'Union européenne a jugé le 13 mars 2025 (C-137/23) qu'une condition purement formelle ne peut faire échec à une exonération lorsque l'affectation qualifiante est établie et qu'aucune fraude n'est caractérisée.

Votre entreprise est-elle concernée ?

Estimation anonyme, sans coordonnées. La réclamation porte sur deux ans : 2024 jusqu'au 31 décembre 2026, 2025 jusqu'au 31 décembre 2027. Rémunération uniquement au résultat.

Estimer mon trop-payé

À lire aussi

Contenu informatif rédigé par l'équipe Mes Taxes Énergie sur la base des textes en vigueur (code des impositions sur les biens et les services, BOFiP, formulaires DGFiP). Il ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé : chaque situation est examinée dossier par dossier, sur pièces.